top of page
Search

Le béret : entre art, rébellion et esprit libre

  • Writer: Mélanie Chrétien
    Mélanie Chrétien
  • Mar 11
  • 2 min read

ou Pourquoi j'apprécie tant les bérêts!



Le béret a quelque chose de particulier.

Un simple cercle de laine posé sur la tête… et pourtant chargé d’une histoire étonnamment dense.


Son origine remonte aux bergers des Pyrénées, entre la France et l’Espagne. Ce chapeau de laine épaisse était avant tout utilitaire : chaud, résistant, facile à rouler dans une poche. Rien de glamour au départ. Juste un objet façonné par le quotidien.


Puis, comme souvent en mode, l’objet a quitté les champs pour entrer dans la culture.

Au début du XXᵉ siècle, le béret commence à apparaître partout : chez les artistes, les intellectuels et les acteurs. Des figures comme Pablo Picasso, Ernest Hemingway, Édith Piaf,  ou encore Brigitte Bardot l’adoptent et contribuent à lui donner cette aura artistique et bohème qui lui colle encore à la peau aujourd’hui.

À cette époque, porter un béret n’est pas seulement une question de style.C’est presque une posture intellectuelle.


Dans les cafés parisiens, on le retrouve sur la tête des peintres, des poètes et des philosophes. Il devient le symbole de la pensée libre — ce qu’un auteur a joliment décrit comme une “vague sophistiquée de matière grise”.


"I recommend the French beret, for it gives the impression of just the right soft toughness..." — Meia Geddes

Mais le béret n’est pas seulement artistique. Il a aussi un côté militant et révolutionnaire.

L’image la plus célèbre reste celle de Che Guevara, photographié en 1960 avec son béret noir orné d’une étoile. Cette photo est devenue l’une des images politiques les plus reproduites de l’histoire et a transformé le béret en symbole mondial de résistance et de révolution.

Dans les années 1960, des mouvements militants comme les Black Panther Party l’intègrent aussi à leur uniforme : béret noir, veste de cuir et posture combative.


Artistes. Intellectuels. Révolutionnaires.Trois mondes très différents… et pourtant réunis par le même chapeau.






Personellement, ce qui me fascine avec le béret, c’est précisément cette diversité. Il est à la fois discipliné et rebelle-intellectuel et artistique-minimaliste et chargé de symboles.

Et visuellement, il fait quelque chose de très particulier : il ajoute immédiatement du caractère. Un béret donne l’impression qu’il y a une idée derrière le regard. Une histoire derrière la personne.


C’est peut-être pour ça que je l’aime autant.

Il y a quelque chose de légèrement insolent dans un béret. Comme un petit clin d’œil qui dit : je fais les choses à ma façon.


Et au fond, c’est exactement aussi ce que j’aime des Dr Martens et de certain vêtements: un objet simple qui devient un langage, une attitude, un symbole, une petite rébellion.



*** Je dédie ce texte à mon cousin Benoît, le plus grand fan de mes chapeaux.



 
 
 

Comments


bottom of page